Albert II de Monaco récompense quatre chercheurs en paléontologie à Paris

Albert Ii De Monaco
À Paris, le prince Albert II a remis les bourses de recherche Rainier III à quatre spécialistes de la préhistoire, lors d’une cérémonie organisée le jeudi 8 octobre à l’Institut de paléontologie humaine. Fondé en 1910 par le prince Albert Ier, l’établissement a accueilli les lauréats et un symposium consacré aux dernières avancées dans l’étude des origines humaines. Les projets retenus ont été choisis parmi 67 candidatures issues de 17 nationalités. Les Espagnols Diego Lombao et José Rabunal pourront poursuivre leurs recherches dans des grottes calcaires de Galice, où ils étudient l’adaptation des populations anciennes aux conditions difficiles de l’ère glaciaire. La Française Leïla Hoareau a, elle, obtenu un soutien pour analyser des parures préhistoriques et ce qu’elles révèlent des échanges et des identités autour de la Méditerranée. Deux autres bourses concernent l’Asie centrale et le golfe Persique. Evgenyia Osipova mène des fouilles dans le sud-ouest du Kazakhstan, près de la mer d’Aral, à la recherche de traces anciennes de présence humaine. Sepehr Zarei étudie des outils en pierre afin de mieux comprendre les déplacements d’espèces humaines dans l’arrière-pays du golfe Persique. La remise des prix s’est déroulée en parallèle d’un symposium intitulé « Nos origines en question : dernières avancées en paléontologie humaine ». Selon la source, les échanges ont porté sur la manière dont l’intelligence artificielle, les grandes bases de données et l’imagerie non invasive renouvellent les recherches sur les fossiles et les données génétiques. Plusieurs spécialistes internationaux sont intervenus, parmi lesquels le professeur José Braga, qui a évoqué les australopithèques et les paranthropes, et Lluis Quintana-Murci, consacré aux liens entre génétique et adaptation à l’environnement. Marie-Hélène Moncel a présenté des travaux sur la diffusion des cultures paléolithiques en Eurasie, tandis que Juan Luis Arsuaga a abordé l’adaptation morphologique des Néandertaliens aux variations climatiques. L’Institut, spécialisé dans la préhistoire et la paléontologie humaine, poursuit ainsi son rôle de rendez-vous pour des chercheurs du monde entier.
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Ce que l’on sait jusqu’ici

Prince souverain de Monaco, Albert II est suivi par la presse pour ses engagements scientifiques et environnementaux, mais aussi pour les épisodes marquants de sa vie familiale. En 2005, selon les récits de presse, il a reconnu être le père d’Alexandre, fils de Nicole Coste.