Christophe Mirmand appelle Monaco à maintenir ses efforts contre le blanchiment

La sortie de Monaco de la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) est une étape importante, mais pas un motif de relâchement. Interrogé par Monaco-Matin le 30 octobre, le ministre d’État Christophe Mirmand a salué le résultat tout en avertissant que la Principauté devait conserver un haut niveau de vigilance.
Selon lui, cet objectif figurait parmi les priorités fixées par le Prince à son gouvernement. Il a souligné la mobilisation des institutions publiques, dont le Conseil national, ainsi que les modifications législatives adoptées dans des délais serrés et les moyens consacrés à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il a également tenu à reconnaître le travail des acteurs privés concernés.
Le ministre présente cette décision non comme un aboutissement, mais comme un palier à partir duquel Monaco doit poursuivre ses efforts. Il a notamment évoqué la volonté de sortir également de la liste de l’Union européenne et la prochaine évaluation de Moneyval, attendue en 2030. À ses yeux, la Principauté doit continuer à viser les standards internationaux les plus exigeants, plutôt que de se reposer sur ses particularités.
Parmi les chantiers à venir, Christophe Mirmand a mentionné l’évaluation nationale des risques et la poursuite de la formation des professionnels soumis aux règles anti-blanchiment. Ceux-ci ont dû adapter leurs méthodes et se conformer à de nouvelles obligations. Le ministre estime qu’il faut empêcher tout relâchement de la pression sur la préparation et les contrôles, d’autant que les orientations du Gafi peuvent évoluer.
Il a aussi cité le secteur du yachting, désormais soumis à des obligations de vigilance à Monaco, comme un domaine susceptible d’être considéré comme sensible par d’autres pays. Dans l’entretien, il a enfin évoqué le renforcement des effectifs et des outils disponibles. L’extrait fourni s’interrompt avant la fin de sa réponse sur les moyens engagés.
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