Dodi Daguia mise sur une IA sans Internet pour protéger les récoltes de maïs

Au Bénin, Dodi Daguia veut mettre l’intelligence artificielle au service des producteurs, même dans les zones sans connexion. À la tête de Youth4Peace, il participe au développement de PlantGuard AI, une application conçue pour reconnaître plusieurs maladies et ravageurs du maïs à partir d’une photo de feuille. Selon la présentation du projet, l’outil fonctionne directement sur le smartphone, sans avoir besoin d’Internet.
Cette caractéristique répond à une difficulté concrète des exploitations rurales, où l’accès au réseau peut être limité. L’application s’appuie sur TensorFlow Lite, une technologie de Google qui permet d’exécuter le modèle d’IA sur l’appareil. Le projet entend ainsi faciliter le repérage des problèmes au champ, alors que le maïs constitue une nourriture importante pour des centaines de millions de personnes en Afrique et que les attaques de ravageurs peuvent réduire les récoltes.
PlantGuard AI ne se contente pas, d’après ses concepteurs, d’indiquer une zone abîmée. Il propose une échelle de gravité allant de 0 à 5, adaptée à la menace observée : la rouille est évaluée selon les taches, tandis que les dégâts de la chenille légionnaire sont examinés au niveau du cœur de la plante. Le virus de la striure est, lui, apprécié en tenant compte du moment où l’infection est apparue.
Une phase pilote a commencé en juillet 2026 sur plusieurs exploitations, avec 25 producteurs, dont neuf femmes, et l’appui d’agronomes et d’associations locales. La version présentée reconnaît six catégories : plusieurs maladies, la chenille légionnaire et une feuille saine. L’utilisateur photographie une feuille à plat, à une vingtaine de centimètres ; le résultat, accompagné d’un indice de confiance et d’un code couleur, est annoncé en moins d’une seconde. Si l’image est floue, l’application demande une nouvelle prise.
L’initiative s’inscrit dans un engagement plus large de Dodi Daguia auprès des jeunes. Youth4Peace mène également des activités pour faire découvrir les métiers d’avenir, encourager la créativité et soutenir des enfants vulnérables. Pour le jeune responsable, technologie agricole et accompagnement éducatif participent ainsi d’une même ambition : permettre aux communautés locales de prendre part aux changements à venir.
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