Josué Aristide Ndemeshabahizi a bâti un élevage de 400 porcs après avoir presque tout perdu

Josué Aristide Ndemeshabahizi
Parti de seulement trois porcs, Josué Aristide Ndemeshabahizi estime aujourd’hui son cheptel à environ 400 animaux. Selon le récit consacré à cet agro-éleveur burundais, ce développement a été marqué par une épidémie qui a presque entièrement décimé son élevage et mis à l’épreuve sa détermination. Né dans une famille où l’élevage faisait partie du quotidien, Ndemeshabahizi a obtenu un diplôme de fin d’études secondaires en sciences. Faute de pouvoir poursuivre à l’université, il s’est tourné vers une activité qui lui était familière. Avec un ami, il a lancé un élevage porcin à petite échelle. Leur troupeau a grandi jusqu’à compter une cinquantaine de bêtes, avant que la maladie ne laisse qu’un seul porc en vie. Les deux associés ont choisi de continuer. D’après l’article, l’animal survivant a ensuite donné naissance à 18 porcelets, relançant leur projet. La suite a demandé une organisation serrée : il fallait nourrir les petits à des heures différentes et veiller à ce que chacun puisse téter. « Durant les deux premières semaines, le sommeil était un luxe que je ne pouvais pas me payer », se souvient Ndemeshabahizi, cité par la source. Son activité s’est depuis diversifiée. Il dit posséder une étable moderne avec sept vaches de races frisonne et sahiwal, ainsi que 2,5 hectares où sont notamment cultivés du maïs et du soja. Une partie de sa production porcine est vendue à Bujumbura. Selon ses estimations, un lot de 30 porcs peut rapporter jusqu’à 50 millions de francs burundais. L’éleveur met aussi en avant les retombées locales de son exploitation. Il emploie 13 travailleurs permanents et affirme que chacun a reçu gratuitement un porc pour démarrer un élevage chez lui. « Quand tu travailles dans ma ferme, tu dois aussi élever chez toi », explique-t-il. Il présente cette initiative comme un moyen d’encourager les ménages à développer leur propre activité, au-delà des emplois procurés par sa ferme.
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