Judith Suminwa réclame une réforme des successions pour débloquer les patrimoines familiaux

Judith Suminwa
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka veut revoir en profondeur les règles des successions en République démocratique du Congo. Elle a plaidé pour une réforme destinée à mieux garantir les droits des héritiers, limiter les conflits familiaux et permettre aux patrimoines transmis de contribuer davantage à l’activité économique. La question a été abordée lors de la 101e réunion ordinaire du Conseil des ministres, présidée par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, le vendredi 23 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa. Devant les membres du gouvernement, Suminwa a attiré l’attention sur les biens familiaux qui restent non déclarés, non liquidés ou non partagés. Il peut s’agir de maisons, de terres agricoles ou d’entreprises, parfois laissées en indivision pendant plusieurs générations, sans que les droits de chacun soient clairement établis. Cette situation alimente des tensions au sein des familles et expose particulièrement les veuves, les orphelins et les enfants mineurs au risque de perdre les biens auxquels ils ont droit. La cheffe du gouvernement a ainsi mis en avant la nécessité de mieux encadrer la transmission des patrimoines et de protéger les héritiers les plus vulnérables. L’enjeu dépasse aussi les conflits domestiques. Selon les préoccupations soulevées au Conseil, des biens immobilisés faute de règlement successoral ne peuvent être exploités, loués ou vendus. Ils restent ainsi à l’écart de projets familiaux et ne peuvent pas servir à mobiliser des financements. La réforme souhaitée par Suminwa vise donc à clarifier le partage des biens et à faciliter leur valorisation, tout en prévenant les querelles qui peuvent s’installer durablement entre héritiers.
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Ce que l’on sait jusqu’ici

Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa est suivie par la presse pour ses prises de position politiques et ses propositions de réforme. Elle a notamment plaidé pour revoir les règles de succession et appelé son gouvernement à mesurer ses réactions aux déclarations de Joseph Kabila.