Léonce Ngendakumana défend le boycott de la présidentielle burundaise de 2027

Léonce Ngendakumana assume la décision du comité directeur national du Sahwanya-Frodebu de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle burundaise de 2027. Dans un entretien, le responsable politique explique que son soutien tient à la fois à son appartenance à cet organe et aux raisons avancées par le parti, qu’il estime ancrées dans la situation du pays.
Selon lui, l’histoire électorale du Burundi a été marquée par des conséquences graves : violences politiques, assassinats, déplacements de populations, difficultés économiques et détérioration du climat politique. Il affirme que des scrutins mal préparés ou mal organisés ont été exposés à des manipulations et à des fraudes répétées. C’est dans ce contexte qu’il juge justifiée la décision de ne pas participer à la prochaine présidentielle.
Interrogé sur l’hypothèse d’un retrait motivé par la crainte de perdre, Ngendakumana répond qu’il ne voit pas l’intérêt de prendre part à une élection dont l’issue serait, selon lui, prévisible. Il cite les élections de 2010, 2015 et 2025 ainsi que les scrutins législatifs, sénatoriaux et communaux, qu’il présente comme des expériences ayant laissé de mauvais souvenirs.
Le dirigeant estime que la priorité devrait être de travailler à l’instauration d’un État de droit et d’une démocratie véritable, plutôt que de participer à une élection sans garanties suffisantes. Il dit que la population fait face à de nombreux défis et que les efforts politiques devraient d’abord viser à les résoudre.
Pour expliquer ses réserves sur 2027, il évoque notamment l’intimidation, le cadre légal et le fonctionnement de la commission électorale. Il affirme que des changements importants sont nécessaires pour créer des conditions propices à un scrutin apaisé. Ces critiques sont celles de Ngendakumana, qui présente le refus de participer comme un choix politique fondé sur l’absence, à ses yeux, de garanties suffisantes.
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