Madiagne Sall raconte les derniers mots de son fils Ndiassé après le drame en Italie

Depuis Louga, Madiagne Sall tente de faire face à la perte de son fils aîné, Ndiassé, de sa petite-fille de sept mois et de Rouba Ndaw, l’épouse de son fils et sa nièce. Selon le récit rapporté par L’Observateur, le père s’est rendu en Italie après la tragédie qui a frappé la famille à Mezzani, dans la province de Parme. Le fils de 14 ans du couple a, lui, survécu.
D’après les explications de Madiagne Sall, Ndiassé Sall et Rouba Ndaw venaient d’emménager dans un appartement qui n’était pas encore équipé d’un chauffage central. Pour se réchauffer durant la nuit, ils avaient allumé un brasero au charbon. Le monoxyde de carbone produit par la combustion se serait répandu dans le logement alors que la famille dormait.
Leur bébé avait été transporté à l’hôpital Maggiore de Parme et placé en soins intensifs sous assistance respiratoire. Après quatre jours, elle a succombé, malgré les efforts de l’équipe médicale. Le père de Ndiassé a ainsi dû affronter la perte de trois proches, tandis que les démarches se poursuivent pour le rapatriement des dépouilles au Sénégal.
Dans son témoignage, Madiagne Sall revient aussi sur un échange qui le bouleverse particulièrement. Une semaine avant sa mort, Ndiassé lui avait transmis des listes de sourates à réciter et lui avait conseillé de multiplier les prières et les nafilas. Le fils, qui s’impliquait dans la vie religieuse de la communauté sénégalaise de la région, présidait un dahira mouride et participait à l’organisation de rendez-vous religieux entre Reggio Emilia et Modène.
« C’était en réalité son dernier cadeau d’adieu », confie le père, selon L’Observateur. Ancien émigré, rentré au Sénégal après avoir fait venir ses enfants en Italie en 2010 dans le cadre du regroupement familial, il dit s’en remettre au destin. Il a également salué le soutien et la solidarité de la communauté sénégalaise en Italie, mobilisée auprès de la famille dans cette épreuve.
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