Marcel Abéké veut faire du manganèse gabonais une industrie locale

À la tête du conseil d’administration de la Comilog depuis le 30 octobre 2026, Marcel Abéké affiche une ambition claire : transformer davantage de manganèse au Gabon, plutôt que de l’expédier brut. Selon l’article, il estime que le temps est venu de faire de cette ressource un moteur industriel et d’emplois sur place.
Cette orientation s’inscrit dans une feuille de route soutenue par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les autorités visent la transformation locale de tout le minerai extrait d’ici 2029, avec un objectif intermédiaire de 700 000 tonnes traitées avant 2031. Les unités d’oxyde et de pyrométallurgie de Moanda sont appelées à respecter leur calendrier.
Abéké présente ces installations comme essentielles à son projet et insiste sur la rigueur, la continuité et la redevabilité du conseil. Il affirme que les résultats, plutôt que les intentions, serviront à évaluer le travail des administrateurs. Une nouvelle équipe dirigeante doit prendre ses fonctions en janvier 2027.
Le projet pourrait, selon l’article, générer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, notamment pour les jeunes. Le dirigeant évoque aussi la formation aux métiers de la métallurgie, de la maintenance et de l’ingénierie, ainsi qu’un meilleur accès des cadres gabonais aux postes stratégiques. Les entreprises locales devraient également être associées à la chaîne de valeur.
La région de Moanda est appelée à tirer davantage profit de l’activité, tandis que la politique sociale et environnementale de l’entreprise doit être renforcée. Abéké lie cette ambition à la souveraineté économique, à la transparence des flux financiers et à une plus grande maîtrise nationale des orientations.
Il ne propose toutefois pas de rupture avec Eramet, actionnaire majoritaire. D’après l’article, il considère que la rentabilité et l’intérêt national peuvent avancer ensemble. Reste à traduire les objectifs annoncés en chantiers et en résultats mesurables : ce sont eux, finalement, qui diront si la promesse d’industrialisation se concrétise.
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