Meissa Babou met en garde contre les conséquences du rejet du budget rectificatif

Meissa Babou
Le rejet de la loi de finances rectificative pour 2026 pourrait avoir des répercussions importantes sur les choix budgétaires de l’État. L’économiste Meissa Babou alerte notamment sur les risques pour les subventions, les services sociaux et les engagements pris auprès du Fonds monétaire international. Il s’est exprimé sur Sud FM après le vote de l’Assemblée nationale. Selon lui, si le gouvernement devait revenir à la loi de finances initiale, les changements prévus dans le texte rectificatif ne pourraient plus s’appliquer. Meissa Babou estime que cette option remettrait en cause plusieurs ajustements envisagés par l’exécutif et obligerait celui-ci à revoir ses priorités. Parmi les postes qui pourraient être concernés, l’enseignant cite les financements destinés aux hôpitaux et aux écoles, ainsi que les subventions liées à l’énergie. Il souligne que le gouvernement devrait alors trouver d’autres moyens de financer ces dépenses et de préserver les mesures prévues. L’économiste évoque aussi les inquiétudes sur le coût de la vie. D’après lui, la loi de finances initiale prévoit moins de subventions que le budget rectificatif. Il prévient que, sans ressources suffisantes pour compenser cette différence, l’État pourrait être amené à augmenter les prix ou les taxes. Il rappelle ainsi l’enjeu de protéger le pouvoir d’achat, alors que les finances publiques restent sous pression. Meissa Babou considère enfin que le rejet du texte pourrait compliquer les discussions budgétaires avec le FMI, puisque les réaménagements proposés seraient liés aux engagements pris avec l’institution. Son analyse met en lumière les choix difficiles auxquels l’exécutif pourrait être confronté : préserver les aides et les services tout en trouvant un équilibre financier après le blocage parlementaire.
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